A Frenchman in the States : the New Mexico trailer

Vous pouvez visionner l’episode entier en en Pay-Per-View.

 

Le Nouveau-Mexique est l’avant-dernier territoire à être entré dans les Etats dits “contigus” – c’est-à-dire se jouxtant sur le continent. Il possède pourtant la capitale la plus ancienne des Etats-Unis : Santa Fe fut fondée en 1610, l’année où mourait Henri IV.

On célèbre donc cette année les 400 ans de la ville. Bien qu’il ait atteint depuis longtemps la population minimale imposée de 50 000 habitants, le Nouveau-Mexique ne devient un Etat de l’union qu’en 1912.
L’Etat du Nouveau-Mexique est l’un des plus variés qui soient: d’est en ouest, on passe de la Prairie à la montagne, puis à la Région des Plateaux, où les flancs dénudés de pittoresques canyons révèlent l’histoire de la Terre.  Au sud, le désert de Chihuahua envoie de longues langues dans les bassins du rift, où voisinent les sables immaculés de White Sand et les champs de lave noire.
Les gens viennent ici chercher le soleil, de meilleurs conditions de vie. De nombreux touristes envahissent villes pittoresques, réserves indiennes, stations de ski, parcs et monuments nationaux.

Gérard Klein se dirige sur la route 66 vers la ville mythique de Santa Fé.

SANTA FE: L’Union Pacific et l’art natif américain
Sur les rives de la Santa Fe River, et à 7 000 pieds (2135m) d’altitude au coeur des belles Sangre de Cristo Mountains, Santa Fe est la plus vieille cité de l’Ouest. Elle fut établie par les explorateurs européens vers 1609, sur un emplacement où se trouvait déjà un important village indien, et devint capitale de la province espagnole du Nouveau Mexique. Pedro de Peralta fonda la ville royale de la Sainte Foi de Saint-François d’Assise (!), en 1610.
Gérard rencontre Kim Bartel conducteur de locomotive à Santa Fé qui lui explique le formidable dévelopement de la ville lié à l’épopée du chemin de fer.

L’ouverture, en 1822, du Santa Fe Trail, voie commerciale la reliant à Independance (Kansas City) dans le Missouri, en fit un centre important du transit des marchandises.Le chemin de fer de l’union pacific devint très important.

Profondément influencée par son héritage indien, espagnol et mexicain, la ville possède un charme spécial, émanant de ses rues étroites, de ses patios et de son architecture typique.
Les indiens représentent 9% de la population de l’état – chiffre énorme en comparaison de beaucoup d’autres états, mais les habitants d’ascendance espagnole représente 39% de la population. Les ” Anglos ” représentent un peu moins de la moitié de la population. Chaque tribu, Pueblo ou Navajo, a ses traditions artistiques : bijoux d’argent, poteries au décor délicat, fétiches traditionnels sont une composante grandissante de l’économie des tribus et du Nouveau-Mexique.
Membre de la tribu indienne pueblo et directeur du Poeh Arts Center,  Vernon LUJAN façonne la turquoise bleue ou verte, le jade noir, la sugilite pourpre et l’argent, en pièces uniques. «J’aime incruster ces pierres protectrices dans une forme de libellule. Cet insecte, mon fétiche, participe depuis des millions d’années au cycle de la vie !»

Gérard Klein rencontre aussi James Goodman, un indien Navajo venu perfectionner au centre son art de la sculpture sur pierre.

Le soir lorsque le soleil se fait doux, la Plaza – cœur historique de la ville – rassemble chanteurs de rock, blues, country, vendeurs de fajitas(crêpes mexicaines garnies de viande), simples badauds. Le monde peut continuer sa course folle, ici tout est possible, tout reste à faire.

Les indiens Pueblo de TAOS:
Gérard Klein part à la rencontre des Nations indiennes avec son guide, Jonathan Warmday un Pueblo artiste peintre et écrivain.
Pueblos, Navajos, Apaches vivent depuis toujours dans cette nature aride tranchée par des ravins bordés de falaises. Aujourd’hui liées à des réserves, elles maintiennent tant bien que mal leurs traditions, langues et croyances.
Jonathan lui raconte que l’implantation humaine sur le territoire est très ancienne : au nord-est, on a retrouvé à Clovis et Folsom des pointes de flèches datant de 12 000 ans, dont la facture n’existe qu’en Amérique du Nord. Près d’Albuquerque, des gravures rupestres ont plus de 1000 ans. A Taos, Pecos, Santa Fe, Albuquerque subsistent les vestiges de la colonisation espagnole, ainsi que des villages indiens toujours habités.

A Taos Pueblo, son village habité depuis mille ans, Jonathan évoque l’église de San Geronimo, les maisons d’adobe (brique séchée au soleil), les séchoirs en bois, les fours à pain. Devant les maisons, contre lesquelles reposent les échelles d’accès aux kivas (lieux de méditation et de prière), les habitants vendent de la poterie traditionnelle.
Et le vent soulève le sable, emportant des touffes de sauge…
Ces indiens sont les gardiens d’un passé qui semble suspendu.

LOS ALAMOS: Ville atomique

Gérard Klein se rend à Los Alamos qui fut une ville atomique en secret.Elle  est maintenant un centre de recherche international pour l’énergie atomique. C’est ici que la première bombe nucléaire fut inventée. La ville a été ouverte aux visiteurs depuis longtemps mais reste tout de même un sanctuaire pour les scientifiques . A 45 kilomètres au Sud sur la route 25, Gérard  Klein traverse les chaînes “White Sands Missile Range” et de “Trinity Site” où la première bombe atomique a été détonatée. A Los Alamos, Isabel Trautman, raconte à Gérard Klein l’incroyable histoire de l’atome et les expérimentations pratiquées dans les déserts du nouveau mexique.

Dans la course de vitesse où il faillait battre Hitler, le 16 juillet 1945, les Américains font exploser la première bombe atomique dans le bassin de Tularosa. Le laboratoire de physique nucléaire de Los Alamos contribue après guerre à la croissance rapide d’Albuquerque.

PERALTA: Rencontre avec la photographe Karen Khuen.
Gérard Klein continue son périple vers le sud de l’état et s’arrête à Peralta pour rencontrer la photographe Karen Khuen. Karen, 50 ans, vit à Peralta, petit village au sud de Albuquerque. Elle vit au nouveau mexique depuis 40 ans et parcourt les états unis pour son travail. Portraits d’acteurs ou d’anonymes, d’enfants malades, couvertures de célèbres magazines … Karen pose sur le monde un oeil décalé, parfois cru en tout cas toujours sincére. Karen fait découvrir son lieu de vie à Gérard.
Entourée de chevaux, de poules, de chiens, de chats Karen revient se poser dans son refuge de Peralta au nouveau mexique après ses périples dans le monde. Ici elle se ressource près de la nature.

Continuant sa découverte artistique de l’état du Nouveau Mexique Gérard rencontre le musicien Jimmy Stadler … et son chat.
Sur les conseils de Jimmy, Gérard se rend dans un endroit extraordinaire. White sands.

White Sands National Monument
White Sands
est un désert de sable blanc.
Situé dans le bassin de Tularosa, entourée de montagnes, la cuvette de White Sands abrite le plus grand désert de gypse du monde (57 600 hectares). Le sable poussé par le vent forme des dunes brillantes, particulièrement appréciées des photographes. Kathy Denton passionné par cette région unique du Nouveau Mexique explique à Gérard la fromation du Gypse.
Le gypse qui forme le désert de White Sands a été déposé au fond d’une lagune peu profonde qui couvrait cette surface il y a 250 millions d’années. Avec la formation des montagnes rocheuses, les dépôts de gypse ont été surélevés en un dôme qui s’affaissa pour former le Bassin de Tularosa.
Les contraintes naturelles sont très fortes: avancée du sable (jusqu’à 6 mètres par an).

C’est ici que l’on teste les nouveaux armements (première bombe atomique à Alamogordo, White Sands Missile Range pour les tirs de missiles) et les nouvelles technologies spatiales : terrain d’atterrissage de la navette spatiale (utilisé lors de la mission STS-3). Les routes à proximité de White Sands peuvent être fermées au public pendant les expérimentations, pour des raisons de sécurité.
Au sud, le blanc s’étend à perte de vue. Blanc poudreux et étincelant du White Sands National Monument, des dunes ondulées par la brise, barrées par les montagnes San Andres. Aucun repère excepté de rares yuccas, traces de scarabées… et ce ciel bleu étourdissant.

Sur la route Gérard renconter aussi Drew Gomber un historien qui lui conte l’histoire de Billy the kid. A Taos, au détour d’une rue Gérard fera la connaissance d’un antiquaire Lyonnais, Robert Faurie, installé au pied de la montagne de Taos depuis 30 ans.

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